Taxe sur les E-m@il et les SMS
(31 mai 2006)
En cette douloureuse période de déclaration fiscale, Alain Lamassoure propose que les e-mails et les SMS soient taxés respectivement à hauteur de 0,00001 centime et de 5 centimes, pour financer le budget communautaire de l'Europe, qui est selon lui beaucoup trop soumise aux desiderata des Etats Membres. L'idée provoque un tollé sur le net.



Taxer les SMS et les e-mails pour financer l'Europe, une fausse bonne idée ? C'est en tout cas la proposition que le député européen Alain Lamassoure entend soumettre à la commission des budgets de l'Union Européenne, dans le cadre de la rédaction d'un rapport sur les ressources propres de l'Europe.
Chaque époque a besoin de son système fiscal", justifie le député dans une interview accordée au site 01net.com, "au Moyen Age on taxait le commerce de sel. Le XXIe siècle s'annonce comme le siècle des échanges et de la communication", poursuit-il.
Concrètement, une telle taxe permettrait à l'Union Européenne de devenir plus autonome financièrement : "l'Europe doit retrouver des ressources fiscales propres et ne plus dépendre des contributions financières qui lui versent les Etats membres" soutient Alain Lamassoure.
Un prélèvement de 0,00001 centime serait effectué à chaque fois qu'un internaute envoie un mail, et 5 centimes a chaque SMS échangé. En d'autres termes, une manne financière considérable et inespérée...
A titre d'exemple, rien qu'en France, plus de 10 milliards de SMS sont envoyés chaque année et le chiffre est en constante progression depuis l'arrivée des SMS Plus et des MMS. Lorsqu'on passe à l'échelon mondial, ce sont 360 milliards de mini messages qui sont échangés chaque année.
D'après le député, cette taxe ne toucherait pas directement le consommateur mais plus probablement les fournisseurs d'accès ou les opérateurs téléphoniques. Cependant, rien n'indique que ceux-ci ne répercuteraient pas cette nouvelle taxe sur le coût de chaque envoi...
Quand nos chers élus cesseront-ils de nous prendre pour des vaches à lait ? Tôt ou tard (et je préfèrerais tôt !), les perpétuels taxés refuseront de contribuer à un budget qui n’a même pas le bon goût de correspondre à leurs attentes.
Bisous,
