Traitre net

(17 mars 2007)


Depuis son bureau, Melanie McGuire, infirmière dans le New Jersey, avait passé une partie de sa journée du 18 avril 2004 sur Google et MSN Search. Elle y avait cherché plusieurs choses : "Comment tuer quelqu'un", "poison immédiat", "poison indétectable", ainsi que des renseignements sur la législation concernant les armes à feu dans les Etats du New Jersey et de la Pennsylvanie.


Dix jours plus tard, elle est soupçonnée d'avoir abattu son mari à l'aide d'un revolver acheté en Pennsylvanie. Elle l'avait auparavant drogué. Ensuite elle l'avait découpé en morceaux qu'elle avait dispersés dans trois valises. Elle est jugée en ce moment par un tribunal et pourrait être confondue avant toute chose par les traces de ses recherches.

Les policiers ont trouvé plus précis encore que les recherches effectuées quelques jours avant le meurtre : le jour même du meurtre, de l'hydrate de chloral était acheté dans une pharmacie de sa ville. Le même que celui qui a servi à droguer la victime. Or, le même jour, Mélanie McGuire avait cherché l'adresse de la même pharmacie sur internet. Elle avait acheté le chloral-hydrate sous un pseudonyme mais grâce à une ordonnance délivrée par un certain docteur Miller, à l'époque amant de Mélanie McGuire, comme l'ont attesté plusieurs emails retrouvés dans l'ordinateur de cette dernière.

Le jury doit encore voir les résultats des analyses ADN. Mais de l'avis général, internet a déjà fait une grande partie du travail. Le jugement doit être rendu dans la semaine...

Après avoir favorisé le meurtre, le net se rachète une conduite  en balançant tout ce qu’il sait. Ce n’est finalement pas un complice idéal…

Bisous,