Ecolo... ou pas !

1er avril 2010

Ecologie par ci, écologie par là… Ce mot très à la mode est brandi comme l’argument ultime contre lequel il n’y aurait rien à répondre sous peine d’être taxé de réac, d’égoïste, d’imbécile ou pire, d’assassin…

 

Notre initiateur national s’appelle Nicolas Hulot mais beaucoup d’autres l’ont suivi dont les candidats à notre présidence qui, en manque de voix ont (presque) tous signé le « pacte écologique ».

 

Il a eu cette bonne idée de culpabiliser les ignorants (dont je suis) en les pointant de l’index. Ainsi, lorsque vous jetez une bouteille d’eau ailleurs que dans la poubelle jaune, que vous prenez l’avion, que vous ne vous déplacez pas (à pieds, évidemment !) pour faire recycler vos piles usagées, que vous partez au travail en voiture, que vous achetez des yaourts trop emballés, que vous oubliez d’éteindre une lumière, que vous tirez la chasse d’eau à chaque fois que vous allez aux toilettes, que vous laissez la télé fonctionner sans la regarder – bon, j’arrête là car la liste est interminable – alors vous êtes un irresponsable qui condamne les générations futures à vivre sur une Terre pourrie et de surcroît, sous le niveau de la mer !

Heureusement, les modes passent, les mentalités évoluent et, finalement, la réflexion s’affine. Il ne suffit plus, en effet, de crier à qui veut l’entendre que le climat se réchauffe, que les glaciers fondent et qu’il faut pisser sous la douche pour économiser de l’eau…

 

Un autre regard, moins pleurnichard et accusateur, semble émerger. Ce dernier prend en compte les besoins d’une société qui avance et, plutôt que d’y mettre un frein, il envisage d’intégrer l’écologie à la croissance et de trouver de vraies solutions aux problèmes vers lesquels nous allons de façon inexorable. Prenons un exemple pour être concret : lorsqu’un désert avance, plutôt que d’interdire aux populations de prendre des douches, créons des plantes capables de pousser avec un minimum d’eau…

 

La prise de conscience étant acquise, il reste à travailler sur des solutions à la fois efficaces et réalisables. Ce n’est ni en criant au loup, ni en arrêtant de vivre que nous sauverons les générations futures. Et, par pitié, laissez-moi le droit de manger de la bouffe pas bio, de prendre deux douches par jour si ça me chante et d’avoir la flemme d’aller jusqu’au container de recyclage pour le verre ! Merci.

Bisous,