Un samedi soir... à Sénart


Nous avions décidé de profiter d'une soirée exceptionnellement douce dans cet été pourri pour nous retrouver autour d'une partie de billard tout en sirotant un breuvage qu'il est de rigueur de consommer avec modération. Nous abandonnions donc les braises encore chaudes d'un barbecue de circonstance et nous dirigions vers l'un des rares lieux où il est possible de veiller après minuit en Seine et Marne : le Carré de Sénart.


Nous arrivions devant l'imposante structure qui abrite une trentaine de pistes de bowling et encore plus de tables de billard. Là : surprise... Deux vigiles nous refusaient l'entrée car, à minuit, il était trop tard pour entrer dans l'établissement un samedi soir. Pour appuyer leur refus, ils nous désignaient une petite pancarte sur laquelle était inscrit « FERMER » en majuscule et avec la faute, juste sous un panonceau annonçant la fermeture à une heure du matin. Dommage...

Bien décidés à ne pas en rester là, nous allions à deux pas du bowling dans un pub/resto fraîchement ouvert pour finir cette soirée autour d'un verre. Une nouvelle fois, il fallait passer l'épreuve des vigiles qui, à priori, ne serait qu'une formalité. Mais non... L'un des deux pingouins du Bureau (pour le nommer), après nous avoir tous reluqués nous a lâché un « Ça ne va pas être possible... Lui, il est en short. » Effectivement, il faisait plus de vingt degrés et l'un d'entre nous portait un bermuda.

     

Bref, nous sommes rentrés plus en colère que déçus. Alors que nous passions devant les restos qui empilaient leur chaises, nous avons vu sortir un groupe du Bureau. Ils portaient tous des survêtements. La logique dans tout cela ? Je l'ignore... Mais la morale est proche de cette fable de Lafontaine lorsqu'une certaine grenouille voulait se faire aussi grosse que le bœuf. « La chétive pécore s'enfla si bien qu'elle creva. »

Ce n'est pas en montant le son de la musique, en ouvrant un carré VIP désespérément vide et en employant des physionomistes aux compétences de videurs que le Bureau deviendra Castel...

Bisous,