Springsteen en concert
Le 27 juin, Bruce Springsteen investissait le Parc des Princes sur une scène dénuée de tout superflu. Pour ma part, je consommais enfin le cadeau de Peter et Agathe : la place de concert.
Début des hostilités : le son n'est pas au top mais le Boss, du haut de ses 58 ans, est dans une forme physique et vocale étonnante et il n'y a plus les barrières qui, jadis, le tenait éloigné de son public.
La musique ne donne pas dans la finesse mais elle est d'une efficacité redoutable. Chaque morceau prend les allures d'une charge héroïque. C'est du lourd, du rock et du vrai !
La scène est parfois surréaliste : Springsteen, avec sa démarche de cow-boy, va dans le public, récupère des pancartes sur lesquelles sont notées des chansons, les montre aux musiciens du E-street Band qui réagissent au quart de tour et c'est parti. Il passera les deux tiers du concert à parcourir la fosse, à serrer des mains et, sur la fin, il offrira même son harmonica à une spectatrice comblée.

Toute cette part d'improvisation entraîne quelques petits ratés. Ainsi, les éclairages ne sont pas toujours synchronisés, le batteur se trompe de chanson en lisant mal la pancarte que lui montre le Boss. Mais ce n'est que le (petit) prix à payer pour assister à un concert dont chaque seconde n'est pas orchestrée par une armée d'ordinateurs.
Bref, rarement concert dans un stade n'aura offert autant de proximité. Presque trois heures et vingt-huit titres plus tard, ce sont 40.000 spectateurs heureux qui quittent le Parc des Princes, 40.000 personnes qui pourront dire : « J'y étais ! ».
Bisous,
